Présentation
du projet « ECUME »
CODES JU
5 décembre
2001
Le projet, intitulé
« Développer une culture de la médiation dans l’école » a été lancé
au niveau de la Suisse romande et du Tessin dans le cadre du programme Ecoles et Santé mené par l’Office
Fédéral de la Santé Publique (OFSP) et la Conférence des Directeurs cantonaux
de l’Instruction Publique (CDIP). Il a débuté au cours de l’été 2000.
A ce moment, les trois écoles
secondaires des Franches-Montagnes ont signalé au SEN leur intérêt pour ce
projet qui allait dans le même sens que différentes actions menées jusqu’alors
dans ces établissements telles les journées de perfectionnement interne. En
effet, les objectifs proposés par l’OFSP et la CDIP étaient alors les suivants :
·
Offrir une qualité de
vie marquée par les valeurs de justice, de solidarité et de respect des
différences.
·
Faciliter le développement de la citoyenneté et des
compétences de communication saine.
·
Prévenir toutes formes d’incivilité et de violence.
·
Promouvoir les pratiques de médiation, c’est-à-dire
d’entraide et de gestion coopérative des conflits.
En octobre
2000, la décision était prise de se lancer dans l’aventure. Un groupe de
travail de 9 enseignants (3 par école) s’est constitué, chaque école ayant son
porteur de projet.
Ecole Secondaire du Noirmont :
Porteur :
Julien Tschopp secondé par Anne Aubry et Roseline Poupon
Ecole Secondaire de Saignelégier :
Porteur :
Laurent Nicolet secondé par Maxime Jeanbourquin et Noémi Laux
Ecole Secondaire des Breuleux :
Porteur :
Ruth Wenger secondée par Monique Willemin et Etienne Krebs.
Le nom
d’ECuMe était tout trouvé pour un groupe qui allait travailler à l’Education de la Culture de la Médiation.
Le projet
étant très ouvert et d’autant plus passionnant, il aura bien fallu quelques
mois pour trouver un mode de fonctionnement, pour échanger frustrations et
idéaux au sujet de l’école et simplement pour apprendre à mieux connaître ses
propres collègues.
De cette cogitation de
l’hiver 2000-2001 sont sortis des objectifs, des textes fondateurs et un
fourmillement d’idées. Le groupe ECUME est allé dans le sens d’un certain
Picabia qui a écrit : « Il faut être nomade, traverser les idées
comme on traverse les pays ou les villes… »
L’élément essentiel qui
soutend la réflexion du groupe ECUME est le fait que pour bien apprendre, pour
bien enseigner, pour être motivé, chacun, élève et enseignant doit pouvoir se
sentir en sécurité, compris et accepté.
Pour cela,
ECUME s’attache à privilégier :
·
L’apprentissage du respect mutuel
·
La création d’une ambiance faite de confiance mutuelle
·
La satisfaction des besoins fondamentaux (sécurité,
appartenance, reconnaissance, estime de soi, dignité et autoréalisation)
·
La reconnaissance du droit à l’erreur
·
L’acceptation de l’autre
·
La compréhension mutuelle
·
Les ancrages
·
Le respect des contrats
·
La distinction entre l’être et le faire
·
L’expression des émotions
·
L’équilibre de la CIA connection (corps-intellect-affect)
ECUME se veut être un
groupe de travail au service des enseignants et c’est avec la collaboration de
ces collègues que les projets décrits ensuite ont pu être réalisés.
Il est
important de bien différencier 2 types
de réalisations :
·
Les
réalisations spécifiques à chaque école :
Alors que
l’école secondaire de Saignelégier travaille à redynamiser sa cours de
récréation, les « écumeux » du Noirmont s’attèlent à la mise sur pied
d’une exposition sur « Le temps » (projet d’établissement). Le groupe
des Breuleux a, quant à lui, conduit élèves et profs sur la création d’un « couloir
planétaire ». Ces projets spécifiques impliquent chaque fois l’ensemble
des acteurs scolaires.
·
Les
réalisations communes aux 3 écoles des Franches-Montagnes :
Parmi celles-ci, on
peut mentionner la création d’un espace pédagogique lors des séances des
maîtres, le perfectionnement des enseignants sur les techniques
d’apprentissage, l’introduction des dites techniques auprès des élèves et la
formation et la valorisation des Conseils Scolaires.
Le groupe
ne s’arrête pas en aussi bon chemin et planche actuellement sur le partenariat
avec les parents, sur une « Opération Mille Sabords » (travail sur le
vocabulaire parfois peu châtié de leurs jeunes têtes blondes) ainsi que sur une
« Opération de Culture Générale ».
ECUME a pour dessein la mise en place d’une semaine d’intégration des
élèves en début d’année scolaire. Elle s’articulerait en trois volets : 1)
Accueil et acceptation 2) Charte, code de vie établis par les enseignants et
les élèves 3) Techniques d’apprentissage.
Un
partenariat avec le lycée Louis Querbes à Rodez (France) est en cours.
Dans un
projet tel que celui-ci, le soucis d’associer pleinement l’ensemble des
collègues est réel. D’autre part, on peut noter un certain essoufflement des
groupes porteurs et une difficulté à « tirer sur la longueur », à
développer une culture de la
médiation et non un feu de paille. Finalement, la difficulté de jauger l’effet
des actions en regard des objectifs du projet est également présente.
Cependant,
quoi qu’il en soit, ECUME se raccroche toujours à cette citation de
Stevenson : « L’important n’est pas d’arriver à destination, mais de
voyager avec espoir. »
Liens :
http://www.multimania.com/essaignelegier/liens.htm